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Retrouvez ici les commentaires d'experts ainsi que des
entrevues avec des personnalités connues du milieu du chant.
L'enseignement du chant
Transmettre des conseils tant techniques qu’interprétatifs à l’aspirant
chanteur, à la fois instrument et interprète, semble parfois relever des
sciences occultes plutôt qu’exactes. Comment le professeur peut-il s’y
prendre? Consultez ici une
piste de réflexion.
Le chant et son évolution au fil des siècles : un
court survol
C'est la voix parlée qui, par l'amplification de son accentuation
naturelle, a donné naissance au chant. Comment celui-ci a-t-elle évolué
au fil des âges? Cliquez ici pour
lire un court survol à ce sujet.
Extraits de l'autobiographie de Shirley Verrett
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« L’une des grandes artistes de notre siècle. »
Ce sont en ces mots que Luciano Pavarotti présente
l’autobiographie de Shirley Verrett – écrite avec la
collaboration de Christopher Brooks –, l’une des membres de
notre prestigieux jury. Cette biographie inspirante évoque avec
candeur comment la chanteuse a vaincu le racisme et relevé les
défis présentés par la famille, la santé, la religion de cette
chanteuse exceptionnelle.
Nous vous présentons en version française quelques extraits de
la préface de son livre. Cliquez ici pour lire ces
extraits. |
Pianiste accompagnateur : bien plus qu’un faire-valoir
par Lucie Renaud Le métier de pianiste accompagnateur est
relativement nouveau dans le domaine de la musique classique. Revivez
les différentes étapes de son parcours.
Cliquez ici pour lire la première
partie de cet article. Cliquez ici
pour lire la conclusion de cet article
Portrait d’un jury exceptionnel
Propos recueillis et mis en forme par Lucie Renaud
Quelques heures à peine avant le début officiel du CMIM, nous avons
rejoint Joseph Rouleau, dont les interprétations, particulièrement des
rôles de Boris Godounov, Philippe II et Mephistopheles ont été louées
partout dans le monde, qui nous a tracé un portrait informel du jury de
cette édition 2005. Lire la suite
Le coin de la Castafiore
Vous trouverez ici un liste d'anecdotes amusantes sur le
monde opératique.
- Rossini avait reçu une curieuse lettre avant
l’interprétation de l’un de ses opéras à La Scala à Milan :
« Une dame qui désire faire la connaissance du grand Maestro sera à La
Scala ce soir dans la loge 9 pour vous dire quelque chose qu’elle ne
peut vous révéler par écrit. » Sur les entrefaites, le ténor de la
compagnie annonce que la magnifique femme de l’ambassadeur français est
en ville et s’assœira dans la loge 9. Quand l’ouverture commence,
Rossini, très excité et habillé somptueusement, se rend à la loge 9 et
la trouve vide, à son grand désespoir. Quand les lumières se rallument à
la fin du premier acte, Rossini remarque une enveloppe posée sur une
chaise à côté de lui. Avec empressement, il l’ouvre et lit :
« Mon cher Maestro, l’ambassadrice de France regrette de ne pouvoir
venir au théâtre ce soir pour une excellente raison : elle est morte et
enterrée. L’ambassadeur français est veuf depuis trois ans. Veuillez
accepter, Maestro, les compliments de votre admiratrice, Primo Aprile »
(1er avril)
- Gaetano Donizetti, qui a composé plus de 70 opéras,
était extrêmement prolifique. On lui aurait demandé une fois si c’était
vrai que Rossini avait composé Le Barbier de Séville en deux
semaines. « Oh, je le crois certainement, aurait-il répondu. Il a
toujours été tellement paresseux ! »
- Luciano Pavarotti est tombé sous le charme de la
musique vocale dès son jeune âge. Un jour, il s’est assis sur une chaise
dans la cour intérieure de son bloc appartement, s’est mis à jouer d’une
petite mandoline et a chanté à pleine voix pour quelques voisins qui lui
lançaient des bonbons et des noix en récompense. Quel âge avait notre
futur ténor ? Cinq ans.
- Lors d’une tournée en Amérique avant la Première
Guerre mondiale, la réputée chanteuse d’opéra Nellie Melba interprétait
Desdemona avec tellement de passion que plusieurs femmes du public
éclataient en larmes quand elle était étranglée par Otello. Si les
applaudissements étaient particulièrement nourris, Nellie se levait de
son lit de mort et faisait un signe pour qu’un piano soit apporté sur
scène. Elle se mettait alors au piano et chantait en rappel « Home,
Sweet Home », avec la participation du public. Une fois les
applaudissements terminés, elle retournait s’effondrer de nouveau dans
le lit et permettait au malheureux Otello de terminer l’acte.
- Un directeur de théâtre milanais, désespéré parce
qu’il avait besoin d’un nouvel opéra d’ici quinze jours, rencontra
Donizetti. Considérant le délai très rapproché, il suggéra au
compositeur de retravailler l’opéra d’un autre compositeur. « Vous vous
moquez de moi ? Je n’ai pas l’habitude de retravailler mes vieux opéras,
je ne vois pas pourquoi je le ferais avec l’œuvre de quelqu’un d’autre !
Je vous écrirai un nouvel opéra d’ici deux semaines. Envoyez-moi
maintenant Felicec Romani… » « Je te donne une semaine pour m’écrire un
libretto. Je dois rendre l’opéra dans 14 jours. Voyons voir lequel de
nous deux a le plus de cran ! » Le résultat: L’Elisir d’amore.
- Presque à la toute fin d’un concert au Albert Hall un
soir, la célèbre soprano Luisa Tetrazzini manqua une de ses notes
aigues. Très perturbée, elle s’enfuit vers les coulisses, se tordant
littéralement les mains. Soudainement, elle arrêta, courut de nouveau
sur scène et sans dire un mot, chanta la note manquante. Le public
l’ovationna avec ravissement.
- Stella Roman interprétait Tosca et elle devait se
donner la mort en plongeant du parapet de la prison pour atterrir en
tout sécurité en coulisses sur un matelas. Se sentant incertaine un
soir, elle demanda qu’on rajoute deux matelas supplémentaires. Elle
sauta et les matelas la propulsèrent de nouveau sur scène. Elle eut donc
à reprendre son suicide.
- Rossini devait un jour féliciter Adelina Patti pour son incroyable
voix. « Madame, je n’ai pleuré que deux fois dans ma vie, lui
déclara-t-il. Une fois quand j’ai échappé une aile de poulet aux truffes
dans le lac de Côme et l’autre, quand je vous ai entendu chanter. »
(Rossini aurait aussi dit : « La truffe est le Mozart des champignons.
»)
- Lors d’une représentation de Rigoletto au Chili, le public était
hypnotisé par une plume qui tombait doucement, en flottant, des cintres.
Au moment critique, Louis Quilico rejeta la tête vers l’arrière alors
qu’il chantait, avala la plume et s’évanouit sur le champ.
- La concentration de Tito Gobbi et Maria Callas était si intense alors
qu’ils campaient leurs rôles que lors d’une répétition générale en
costume, trois jours avant la première, la perruque de Maria s’enflamma
au contact d’une chandelle. Imperturbable, elle continua à chanter,
malgré le fait que de la fumée jaillissait du derrière de sa tête et
Gobbi se dépêcha de courir vers elle pour éteindre le feu.
- Franco Corelli, chanteur autodidacte, a principalement appris à
chanter en écoutant des enregistrements de son idole, Enrico Caruso. Il
passait et repassait tellement souvent chaque disque de sa collection
qu’il a dû la remplacer trois fois en dix ans.
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